COILLARD François

François COILLARD 1834-1904

Missionnaire prostestant, né le 17 juillet 1834 à Asnières lès Bourges Asnières-lès-Bourgesdans le Cher et mort le 27 mai 1904 à Léalouvi au Zambèze aujourd'hui devenu la Zambie. Il consacra avec sa femme Christina, la plus grande partie de sa vie à évangéliser les peuples indigènes du sud de l'Afrique.

Enfance à Asnières

Coillard est un enfant du Berry comme il aimait à le dire lui même 1). Il nait à Asnières lès Bourges, quartier nord de Bourges. Sa maison natale située, aujourd'hui place du 14 juillet, porte une plaque à sa mémoire et une rue partant de la place porte son nom. A l'époque de Coillard cette place s'appelait l'Aujonnière, elle avait en son centre une marre qui permettait au bétail des fermes avoisinantes de s'abreuver.

Dernier né d'une fratrie de huit enfants, fils de paysan vigneron issue de la vieille souche huguenote, la famille vivait dans une relative aisance jusqu'à ce que le père meurt alors qu'il n'avait pas encore trois ans. Cette disparition va plonger le foyer dans la misère. Toute son enfance François Coillard verra sa mère compter chichement le moindre sou et il connaîtra de nombreux jours maigres. Cette mère, très pieuse, surnommée par les gens du village la “Mère Bontée” l'élèvera dans la plus pure tradition protestante. Elle lui enseignera l'amour du travail et l'amour de Dieu. Très tôt elle a espéré que son cadet ne soit pas vigneron, métier qu'elle jugeait pénible et laborieux. Elle espérait mieux pour le “Petit”, mais c'était la tradition de reprendre le métier du père et la rudesse de la vie l'imposait le plus souvent.

La Mère Bontée fera tout ce qu'elle pourra pour payer des livres à François afin qu'il puisse aller à l'école le plus souvent possible. L'école n'était pas encore gratuite et restait la marque d'une éducation privilégiée. Sa scolarité sera décousue, la misère l'amènera à exercer de nombreux petits boulots. Il vendra des fromages au marché, il élèvera des lapins, il gardera un troupeau de dindes, il sera jardinier et même domestique. Il trouvera toujours néanmoins le temps de lire et de s'instruire. Son premier livre est naturellement la Bible, souvent le seul livre que l'on trouvait dans la plupart des foyers. Contraint de gagner son pain, le jeune Coillard quittera parfois Asnières, interrompant sa scolarité, pour aller travailler à Foëcy dans la ferme de Beauregard, où il ira avec sa mère, et un peu plus tard au château de la Ferté-Imbault.

Revenant chaque fois que c'était possible à Asnières, il y fera la connaissance du pasteur Bost, patriarche d'une grande famille (12 enfants), qui avait en charge la paroisse protestante du village. C'est à son contact qu'il commencera à prendre conscience de sa vocation. François se liera d'amitié avec deux des fils Bost, Théodore et Elisée. Il gardera un souvenir ému de cette famille qui l'a pris en affection. Dans son autobiographie il dira d'Ami Bost, le pasteur, “Il suffisait de le voir une fois pour ne jamais l'oublier”. La fille unique du pasteur; Melle Marie Bost, eu probablement une influence sur son destin. François se souvient que c'est à travers les récits qu'elle racontait à la jeunesse d'Asnières, qu'il entendit parler pour la première fois des missionnaires. La père Bost arrivé à Asnières en 1842 quittera son ministère en 1846, François Coillard avait douze ans cette année là.

la maison natale de COILLARD au 19ème siècle à AsnièresLa plaque commémorative sur la maison natale de F. COILLARDMadame DAUTRY-COILLARD, la mère BontéeLa ferme de Beauregard

Les années d'études

Glay et Magny

Paris

Strasbourg

La maison des missions

l'Afrique

Christina Mackintosh

1) “François Coillard enfance et jeunesse 1834-1861” d'Edouard FAVRE 1910.

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